il y a 20 ans, Éric Tabarly disparaissait

il y a 20 ans, Éric Tabarly disparaissait

A l'occasion du vingtième anniversaire de la disparition d'Eric Tabarly, cet ouvrage présente une série de photographies, dont celles de son ancien ami J. Guichard. Ces images suivent l'évolution de la carrière sportive du navigateur dans les années 1980, sa vie de famille ainsi que son engagement pour la sauvegarde du patrimoine marin et des phares en particulier.

Préfacé par Jacqueline Tabarly, cet album est très richement illustré des photographies de Jean Guichard - portraits, manoeuvres, événements publics et privés -, dont la plupart sont inédites, ainsi que de documents issus de la collection de la famille Tabarly.

Les textes de Vincent Guigueno apportent les éléments de contexte permettant au lecteur de se replonger dans l'effervescence de la course au large qui a marqué les années 1980.

« Il me laissait entrer en confiance partout dans sa vie personnelle, et il m'ignorait, ce qui est la meilleure des positions pour un photographe. »
Jean Guichard

                                      
                                   


Né le 24 juillet 1931 à Nantes dans une famille passionnée de voile, il n’a que trois ans quand son père acquiert un voilier ancien, qu’il restaure et baptise Pen Duick, qui signifie mésange à tête noire en breton.

Icône nationale

A 21 ans, le jeune Tabarly s’engage dans la Marine nationale en intégrant l’aéronavale. Il pilote des avions durant plusieurs années avant de devenir enseigne de vaisseau en 1960 à l’issue de son passage à l’École Navale.

En 1964, il bat les Anglais lors de la Transat anglaise, traversée de l’Atlantique en solitaire. Cet exploit fait de lui une icône nationale. Il reçoit même la Légion d’honneur des mains du président Charles de Gaulle.
                                              

Vainqueur en série

Douze ans plus tard, il gagne à nouveau la Transat anglaise, de façon encore plus éclatante. A la barre de Pen Duick VI, pourtant prévu pour un équipage de 14 personnes et malgré des conditions météo difficiles, il parvient à franchir le premier la ligne d’arrivée.

Entre-temps, il y aura eu le grand Chelem de Pen Duick III en 1967 (sept victoires en autant de courses) ainsi que la victoire sur Pen Duick V dans la Transpacifique en solitaire de 1969 avec 10 jours d’avance sur les concurrents.

En 1980, il bat le record de l’Atlantique nord sur Paul Ricard et remporte la Transat Jacques Vabre de 1997 avec Yves Parlier, parmi d’autres victoires moins connues.
                                               

Inventeur de génie

Tabarly était aussi un inventeur de génie. Totalement investi dans l’élaboration de bateaux innovants, il a contribué à la création du véritable grand trimaran de course au large avec Pen Duick IV.

Vingt ans après sa mort, son âme de précurseur continue de souffler sur une nouvelle génération de marins et fascine toujours le grand public.

Sa fille, Marie Tabarly, poursuit le rêve du navigateur. Elle embarquera le 3 juillet prochain à bord de Pen Duick VI pour un tour du monde humaniste et environnemental.