LES CORSAIRES BARBARESQUES

LES CORSAIRES BARBARESQUES

Éditeur : CNRS Editions

Collection : Méditerranée
ISBN : 2-271-05688-8
Reliure : Broché
Description : 400 pages; (24 x 16 cm)
24,85 €
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  Résumé

S'appuyant sur des archives tant maghrébines qu'européennes, Daniel Panzac retrace l'histoire de la course barbaresque en Méditerranée au début du XIXe siècle. Au-delà des préoccupations historiques concernant les pratiques des corsaires maghrébins, leurs motivations et la contribution de leurs butins à la puissance des régences d'Alger, de Tunis et de Tripoli, l'ouvrage révèle des destinées humaines souvent hors du commun.

Table des matières

Introduction

Première partie

Une pratique séculaire, l'activité corsaire

Chapitre premier. Les fondements de la course

Chapitre II. Des navires et des hommes

Chapitre III. Les campagnes corsaires

Chapitre IV. Course et économie

Deuxième partie

Transport et commerce maritime, une innovation conjoncturelle

Chapitre V. Le commerce maritime au Maghreb à la fin du XVIIIe siècle

Chapitre VI. De la guerre de course au transport maritime

Chapitre VII. Les flottes de commerce du Maghreb

Chapitre VIII. Les négociants maghrébins et leurs affaires

Troisième partie

L'échec final

Chapitre IX. La riposte de l'Occident

Chapitre X. Le Maghreb face à lui-même

Epilogue

Annexe

Sources

Du début du XVIe siècle jusqu'aux premières décennies du XIXe siècle, les corsaires barbaresques, qui sont pour une large part à l'origine de la puissance des régences d'Alger, de Tunis et de Tripoli, ont hanté l'imagination de la chrétienté. Traités en héros au Maghreb, ces corsaires avaient par contre une image négative en Europe où ils étaient considérés comme des pirates sans foi ni loi. Cette vision se devait d'être confrontée à la réalité des sources historiques. L'exploitation de la documentation maghrébine et européenne permet à Daniel Panzac de brosser un tableau équitable et précis des motivations et des pratiques de ces corsaires et d'analyser la composition et l'importance de leur butin. Elle lui offre également l'occasion de dépasser l'aspect purement statistique pour présenter des destinées humaines parfois hors du commun. L'ouvrage révèle par ailleurs les efforts des régences pour s'insérer, à partir de 1806, dans l'activité économique méditerranéenne, en jouant de leur neutralité et en délaissant la course au profit du transport maritime. Il montre comment l'effondrement de l'Empire napoléonien en 1814 et le retour en force des Européens en Méditerranée fait échouer cette tentative. Il décrit enfin l'ultime reprise de la course, brisée net en 1816 lors du bombardement d'Alger par la flotte anglo-hollandaise sous le commandement de lord Exmouth.