ELOGE DE LA MARÉE

ELOGE DE LA MARÉE

Éditeur : Editions Dialogues

Collection : La petite carrée
ISBN : 978-2-36945-063-4
Thème : Romans
Reliure : Broché
Description : 69 pages; (16 x 16 cm)
14,00 €
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  Coup de coeur

Quelques mots sur le livre. Elu « écrivain de marine » en 2005, auteur de Besoin de mer, L'Abeille d'Ouessant, Le livre des tempêtes, Hervé Hamon s'initie au roman en publiant Paquebot aux éditions du Panama. Autant dire qu'il est depuis toujours un écrivain de la mer, qu'il côtoie depuis sa plus tendre enfance, passée au bord de la baie de St Brieux. C'est elle qu'il a d'abord à l'esprit quand il écrit, pour les éditions dialogues, son Eloge de la marée, qu'illustre avec précision Philippe Kerarvran. Une mer sauvage. Traîtresse. Changeante souvent. Belle mais pas celle "qu'on voit danser le long des golfes clairs". Plutôt celle qu'on voit monter "comme un cheval au galop", furieuse. Et nourricière aussi. Et plus attirante encore quand elle se retire. Quatrième de couverture. Et puis, plus loin, « sa » frange d'écume,« sa » couleur du jour qui n'était jamais ni totalement bleue ni totalement verte ni totalement grise – ma grand-mère, qui était trégorroise donc bretonnante, m'enseigna qu'il existait une épithète, dans sa langue originelle, pour dire cela, une épithète intraduisible, incompréhensible pour les Méditerranéens, et qui étaitle mot glaz. J'appréhendais donc la mer glaz d'un seul coup d'oeil, et je savais aussitôt où elle en était, je la savais en action, je savais qu'elle se glissait en douce dans les filières, qu'elle avait des ruses, des tactiques de contournement, d'encerclement, qu'elle ne progressait pas comme un bataillon romain."

  Résumé

« Et puis, plus loin, « sa » frange d'écume, « sa » couleur du jour qui n'était jamais ni totalement bleue ni totalement verte ni totalement grise - ma grand-mère, qui était trégorroise donc bretonnante, m'enseigna qu'il existait une épithète, dans sa langue originelle, pour dire cela, une épithète intraduisible, incompréhensible pour les Méditerranéens, et qui était le mot glaz. J'appréhendais donc la mer glaz d'un seul coup d'oeil, et je savais aussitôt où elle en était, je la savais en action, je savais qu'elle se glissait en douce dans les filières, qu'elle avait des ruses, des tactiques de contournement, d'encerclement, qu'elle ne progressait pas comme un bataillon romain ».