PETITE PHILOSOPHIE DES PORTS MARITIMES

PETITE PHILOSOPHIE DES PORTS MARITIMES

Éditeur : Pimientos

ISBN : 978-2-35660-013-4
Reliure : Broché
Description : 95 pages; (22 x 15 cm)
12,00 €
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  Résumé

Je déplore qu'en français, à la différence de
la langue anglaise, le mot «navire», le mot
«bateau» soient du genre masculin.

Il y a dans le déplacement du bateau, dans la liberté et la grâce de
ses mouvements, quelque chose qui, pour moi, s'attache au féminin.
Tous les types de navire sont désignés en français par un nom masculin,
à quelques exceptions près, sur lesquelles il est intéressant de
se pencher : ces noms féminins s'appliquent à des navires de modeste
envergure (une yole, une plate...), de faible gabarit (une périssoire,
une marie-salope, une coquille de noix...) ou d'une navigabilité plus
que douteuse (une baille...).

Bien sûr, comme souvent dans la langue française, on trouve un
équivalent féminin, un presque équivalent... : une embarcation. Mais
le mot renvoie à un objet de moindre dimension, et pour tout dire,
traduit de manière subliminale une réserve quant aux qualités de
navigation du dit navire : «une frêle embarcation», «l'embarcation
prenait l'eau»...

La situation est pis encore avec un autre mot, féminin lui aussi : une
barcasse... (Laissons de côté la barge, et ses inévitables connotations
psychiques, ainsi que la patache, qui sent trop sa patachonne...)

Quant à la galère, je préfère la passer sous silence.

Donc, à tout prendre, va pour UN bateau, UN navire.

C'est à une navigation de cabotage que j'invite le lecteur. Ainsi
débute l'ouvrage de Jean Luc Le Cleac'h, voyageur impénitent,
ancien contrôleur des affaires maritimes, et surtout poète
des ports et des horizons lointains. Il a publié de nombreux
textes et récits de voyage, notamment pour Le Journal des lointains
(éditions Buchet-Chastel).